Wednesday, December 1, 2010

Et Hop, un autre mois des morts terminé.

j'ai ouvert les yeux ce matin, et déjà décembre cognait à ma porte. Moi qui était encore dans les vapes d'un novembre gris et fade. Moi qui pensait qu'avoir le nez dans les bouquins ça pouvait avoir la faculté d'arrêter le temps..et dire que dans 16 jours déjà j'aurai une session universitaire en dessous de la cravate. N'empêche que j'ai n'ai pas conscience de tout ça. Étant à un âge où tout nous bouleverse et nous déstabilise. À un âge où nous nous disons que le temps n'est pas une contrainte. L'âge où il faut vivre sans regrets. Apprendre à vivre dangereusement en se gardant une gêne, pour ne pas voir notre futur s'enfoncer dans un abysse de débauche et de ratés. Croyez-moi, nous sommes tous conscients que, dans quelques années, nous aurons peut-être cette phrase que l'on mache amèrement en se remémorant notre passé: «avoir su, à cet âge, j'aurais peut-être fait les choses différemment». Elle me revient en tête à chaque instant, à chaque action, à chaque pensée. Un cauchemar qui m'alarme silencieusement. Pourtant, je n'en fais rien. Comme être dans un véhicule sans freins se dirigeant tout droit vers un mur de brique. Il faut que je me ressaisisse, que j'arrive à sortir de cette paralysie de la conscience. L'indécision, c'est ce qui me paralyse. Le risque, c'est ce qui m'effraie. N'existe-t-il pas de médication pour ce genre de symptômes? de l'hypnose? des thérapies? Il faut bien croire que non. Le remède c'est moi. Une maladie qui peut se guérir par elle-même. L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, c'est ce qu'on dit. Il n'est pas encore trop tard, je dois me réveiller de cette dormance de l'âme. À commencer par replonger dans mes bouquins et faire ce que je fais mieux: l'acquisition de connaissances. C'est fou de voir qu'on peut tellement se cultiver, mais quand vient le temps d'agir dans sa propre vie, on bloque, on ne sait plus. Je suis peut-être indécis, j'en convient. Complexe? oui à mes heures. Pourtant, une chose est certaine, jamais je n'aurai aux lèvres cette phrase qui tue la vie des hommes: «avoir su, j'aurais fait les choses différemment»...

Monday, November 29, 2010

Araignée du soir, espoir.

Être à l'image de nos parents. Vivre dans la convention. traditionalisation de notre vie. On tente tous de vivre dans l'optique d'une rationalisation de notre réalité. Pourtant, ne serait-ce que de perdre son temps? Nous le savons bien que l'homme est guidé par le flot d'émotions. Peut-être est ce seulement mon unique situation, mais je sens que ma vie a choisi indépendamment un chemin et je ne fais que la suivre nonchalamment. En trance dans un avenir que peut-être je n'apprécierai pas. Me direz-vous peut-être que j'ai le choix de pouvoir le changer, de virer le gouvernail dans ce vent d'obligations. C'est vrai. Mais lorsque le sentiment de vide nous emplit, il n'y a qu'un seul ennemi qui nous retient: la peur. Le risque est un concept qui est extase pour certains et poison pour d'autres. Prendre le risque de changer, c'est aussi prendre le risque de se changer et d'éventuellement se perdre dans les néants d'une vie qu'on ne reconnaît plus. A beau vouloir masturber ses pensées en rêvant d'une autre vie, d'un autre nous, mais n'est-il pas mieux d'améliorer celle qu'on possède dans l'espoir de tâter un jour les mirages qu'on s'illusionnait dans la désert de notre ancienne existence?